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Figure, une vision organique de la photographie

Un film de Murielle Delepont et David Smadja.

12 mn à propos de figure réalisées en 2014


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figure
(extrait)

                                                                                                                                                                                                                  Haut

 

Figure © Rémi Vinet

 

 

 

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Figure © Rémi Vinet

 

 

 

Figure © Rémi Vinet

 

 

 

Figure © Rémi Vinet

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Cet absent-là

Un livre avec l’écrivain Camille Laurens – éd. Léo Scheer / folio Gallimard

      

 Cet Absent-là, un récit écrit par Camille Laurens à partir de 20 figures.
Un livre édité par les éditions Léo Scheer en 2004 et publié par Folio Gallimard en 2006.


Les premiers mots du livre :

"C’est le premier soir, il y a beaucoup de monde, on danse, on parle, on boit. Je suis là depuis une heure, je danse, je bois, je parle. Et soudain m’arrive une chose extraordinaire, imprévisible, imprévue : j’apparais. J’en ai conscience dans l’instant, on dirait un éclair de flash, dont la surprise me serre la gorge comme on cligne des paupières, je le sais aussitôt, c’est fulgurant : on me voit ; quelqu’un est en train de me voir. Je baigne dans la foule à la manière d’un papier sensible ondoyant dans son révélateur, je me développe et j’impressionne à la vitesse de la lumière, le temps se pose infime, mon corps est un instantané : j’arrête un regard. « Qu’est ce que tu as fait hier ? Tu es allée à cette soirée, finalement ? – Oui, dis-je. J’ai fait une apparition. "

(...)

Camille Laurens.

  

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Autres Publications

Les livres cités ici en références ont présentés figure.
Ouvrages de littérature, recherches universitaires.

Couvertures.

    

  


La photographie en Effet
, avec Alain Coulanges, éd. Presse Universitaire de Tours, 2000
Littérature et photographie, avec Christine Buignet, éd. Presse Universitaire de Rennes, 2008
French Cultural Studies, avec Hannah Kilduff, Université de Cambridge, England, 2009
Textual and Visual Selves, avec Shirley Jordan, Nebraska Press, USA, 2011.

 

 

 

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Textes à propos de figure


    Penser à quelqu’un que l’on ne voit plus, il en vient toujours une image. figure se définit ainsi. Une image ancrée dans la mémoire, un visage aux traits façonnés par la connaissance et par le temps qui passe.

A partir de cette vision, aller plus loin.

Détacher le visage des liens quotidiens, sociaux, familiaux, communautaires... les effets. Tenter une extraction. Extraire le visage de son identité apparente. « Desidentifier ». Tendre vers les formes, les lignes, appréhender les masses qui le dessinent. Utiliser le noir et le blanc, les gris pour formuler. Recomposer Un Autre enfoui, inexprimé, nié.

À partir d'un visage, je fabrique un autre visage. C’est figure.

De mes photographies, j’extrais des visages en les projetant puis en les rephotographiant sur une toile. C’est le principe. La prise de vue est aplat. Délicate. J’isole un négatif. Dans mon laboratoire, c’est au tirage que figure prend forme. Tout y devient sensible car tout fait sens. Un changement de contraste ou une approche de maquillage peut amener à une autre interprétation. Il faut orienter la vision vers l’absorption subjective, vers un invisible vivant. Tout est lent et long avant de considérer une figure aboutie. Il faut souvent revoir, s’interroger, recommencer. On ne sait jamais.

Les figures sont toutes du même format 358x480 mm sur une feuille de papier baryté argentique 50x60 cm. Un format proche de la conversation.

Les premières figures sont apparues en 1997. Elles s’étalent sur plusieurs périodes. Il y en a aujourd’hui 65. D’autres s’en viennent. C’est infini.

Rémi Vinet

 

... à propos de figure

Conférence donnée par Alain Coulanges au Mois d’avril 1999 à l’Ecole nationale de la photographie d’Arles
dans le cadre d’un Atelier de Recherche et de Création « construction du réel », conduit par Arnaud Class.
Cette conférence fut aussi présentée à l’Ecole municipale d’arts plastiques de Châtellerault au mois d’octobre 2000.

La photographie, en effet

(...)

Les photographies de Rémi Vinet ne sont pas des portraits. D’un mot plus indéterminé – plus elliptique – ce sont des « figures ». Du moins, est-ce ainsi que le photographe lui-même les qualifie.

figure, bien sûr, cela veut dire forme. La signification première est d’ailleurs « forme extérieure d’un corps ».

Rémi Vinet va chercher ses figures dans ses propres images, en effectuant un deuxième cliché à l’intérieur d’une photographie projetée.

Est-ce la première image, dont il extrait des visages, qui souffre trop de complexité ? Dans ce cas la démarche est opportune qui consiste à pénétrer cette complexité pour la décomposer, l’apaiser, l’accepter, et peut-être la comprendre.

Est-ce, à l’inverse, l’évidence d’une simplicité apparente de la vue d’ensemble qui pousse le photographe à entrer dans son image pour en approcher la densité et procéder à un examen de détail afin de localiser dans son regard ce qui l’a motivé ?

« Il faut encore fragmenter les fragments, fractionner la voix, le souffle... » disait Gérard Arseguel dans son livre Décharges.

Les figures de Rémi Vinet sont des trous dans ses propres photographies. Dans les excavités apparaissent des visages.

La méthode consiste à commencer par regarder à l’intérieur de son propre regard, et puis à détailler ce regard, à l’explorer, fragment par fragment. N’est-ce pas ce à quoi devrait se consacrer tout photographe ?

Reconquérir une image à l’intérieur de l’image. Ne jamais s’en tenir avec ce que l’on perçoit au premier abord. Faire en sorte que l’image advienne en se détachant d’elle-même. Cela exige beaucoup de patience, de doigté, de lucidité.

Parfois les photographies donnent la sensation qu’elles dissimulent quelque chose. Les figures de Rémi Vinet donnent une sensation inverse. Quelque chose – un visage, on ne sait quoi à l’intérieur d’un visage – se montre à découvert. Signifier cette mise à jour ou au jour est suffisant et dispense d’autres commentaires. Il me suffit de voir ces visages tels qu’ils sont apparus, dans un autre espace, un autre temps, une autre lumière.

(...)

Alain Coulanges

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